Mes jours pèsent mille ans
Et un reste de fièvre
À l'odeur de novembre
Entre mes doigts gourds
Pâle soleil de papier
Brûlant les visages habités
À longueur de marée
Dans le désordre de mes mensonges
J'ai mal au creux du monde
À mes phrases chargées
De mots perdus et de saisons gelées
Au-dessus de nos mains tendues
Ne reste alors que le goût de vanille
De mon enfance lointaine
Si lointaine
Et un reste de fièvre
À l'odeur de novembre
Entre mes doigts gourds
Pâle soleil de papier
Brûlant les visages habités
À longueur de marée
Dans le désordre de mes mensonges
J'ai mal au creux du monde
À mes phrases chargées
De mots perdus et de saisons gelées
Au-dessus de nos mains tendues
Ne reste alors que le goût de vanille
De mon enfance lointaine
Si lointaine
